Constipation sous Mounjaro : pourquoi et que faire ?
La constipation fait partie des effets digestifs les plus fréquemment rapportés sous Mounjaro. Loin d'être anodine au quotidien, elle s'explique par un mécanisme bien identifié et se gère généralement bien avec quelques ajustements simples. Voici pourquoi elle survient, et comment la soulager.
Pourquoi le Mounjaro ralentit le transit
Un mécanisme lié à l'action même du traitement
Le tirzépatide, la molécule du Mounjaro, agit sur les récepteurs GLP-1 et GIP pour ralentir la vidange de l'estomac et l'ensemble du transit intestinal. Ce ralentissement, qui contribue à la sensation de satiété prolongée, a aussi pour effet secondaire de laisser plus de temps au côlon pour réabsorber l'eau contenue dans les selles — ce qui les rend plus dures et plus difficiles à évacuer.
Une hydratation qui baisse sans qu'on s'en rende compte
La perte d'appétit provoquée par le traitement s'accompagne souvent d'une baisse des apports en liquides et en fibres, sans que ce soit volontaire : on mange moins, donc on boit moins et on consomme moins de fruits et légumes. Ce cumul aggrave le phénomène.
Une fréquence variable selon les études
Selon les sources, la constipation touche entre 6 % et un quart des personnes traitées par tirzépatide, avec des écarts qui s'expliquent par les différentes populations étudiées et les doses atteintes. Elle apparaît le plus souvent lors des phases d'augmentation de dose, et a tendance à s'atténuer une fois l'organisme adapté.
Comment la soulager au quotidien
Miser sur l'hydratation
Boire régulièrement dans la journée, sans attendre la soif, reste le réflexe le plus efficace. Les boissons non sucrées sont à privilégier.
Augmenter progressivement les fibres
Fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses : les fibres aident à ramollir les selles et à stimuler le transit. L'augmentation doit être progressive, une hausse trop brutale pouvant temporairement accentuer les ballonnements.
Bouger davantage
L'activité physique, même modérée (marche quotidienne), stimule naturellement le transit intestinal et complète l'effet de l'hydratation et des fibres.
Les laxatifs, en dernier recours
Si les mesures ci-dessus ne suffisent pas, des laxatifs osmotiques (comme le macrogol) peuvent être proposés en première intention pharmacologique. Ils sont disponibles sur les conseils de votre pharmacien ou de votre médecin, qui pourra orienter vers l'option la plus adaptée à votre situation.
Quand consulter un médecin
La plupart des épisodes de constipation restent légers et temporaires. Il est en revanche recommandé de consulter si la constipation persiste au-delà d'une semaine malgré ces mesures, ou si elle s'accompagne de douleurs abdominales intenses, de ballonnements importants ou de tout autre symptôme inhabituel. Gaby GLP1 est un outil de suivi, pas un site médical : il ne délivre pas de diagnostic ni de conseil médical personnalisé.
Garder un œil sur son transit dans la durée
Comme pour beaucoup d'effets secondaires du GLP-1, il est parfois difficile de savoir si un inconfort s'aggrave ou s'améliore sans point de repère dans le temps. Un suivi régulier des symptômes, comme celui proposé par Gaby GLP1, aide à objectiver cette évolution plutôt que de se fier uniquement à une impression du moment.