Perte de cheveux sous GLP-1 : Mounjaro et Wegovy peuvent-ils être en cause ?

Voir ses cheveux s'éclaircir alors que le poids baisse enfin peut être déstabilisant. La perte de cheveux sous Mounjaro ou Wegovy est un phénomène réel, documenté par plusieurs études récentes — mais elle s'explique moins par une toxicité du médicament que par un choc métabolique lié à la perte de poids elle-même. Voici ce que disent les données, et comment limiter la casse.

Perte de cheveux sous GLP-1 : Mounjaro et Wegovy peuvent-ils être en cause ?

Ce que révèlent les études

Wegovy : un risque mesuré mais réel

Dans les essais cliniques sur le sémaglutide, une perte de cheveux a été rapportée chez environ 3 % des personnes traitées par Wegovy, contre 1 % sous placebo — un écart net, mais qui reste minoritaire.

Mounjaro : des chiffres du même ordre

Pour le tirzépatide, une étude clinique a rapporté une perte de cheveux chez environ 5 % à 6 % des personnes traitées, selon la dose, contre moins de 1 % sous placebo.

Une étude récente confirme la tendance

Une étude portant sur environ 12 000 patients, publiée mi-2026, confirme un risque accru de perte de cheveux chez les personnes sous GLP-1 par rapport à une population non traitée. Les auteurs et les experts s'accordent cependant à décrire ce risque comme réel, mais faible en proportion du nombre total de patients traités.

Pourquoi le GLP-1 peut provoquer une chute de cheveux

L'effluvium télogène : un choc, pas une toxicité directe

La perte de cheveux liée au GLP-1 n'est généralement pas attribuée à un effet toxique du médicament sur le cuir chevelu, mais à un phénomène appelé effluvium télogène : une réaction du corps face à une perte de poids rapide, qui pousse un nombre anormalement élevé de cheveux à entrer prématurément en phase de repos, puis de chute. Ce même phénomène est observé après une chirurgie bariatrique ou tout amaigrissement rapide, indépendamment du GLP-1.

Le rôle possible des apports nutritionnels

La baisse d'appétit peut s'accompagner d'apports réduits en protéines, fer, zinc ou vitamines, des nutriments impliqués dans la croissance du cheveu. Un déficit, même modéré, peut accentuer le phénomène.

Une chute généralement temporaire

Cette perte de cheveux apparaît le plus souvent 2 à 6 mois après le début du traitement, et se prolonge en général sur quelques mois avant de s'inverser une fois le poids stabilisé — le cycle capillaire retrouvant progressivement son rythme normal.

Comment limiter la chute pendant le traitement

Veiller à des apports suffisants

Privilégier les aliments riches en protéines (œufs, poisson, légumineuses), en fer et en zinc peut aider à soutenir la croissance du cheveu, en particulier dans les phases où l'appétit est fortement réduit.

Prendre soin du cuir chevelu

Éviter les traitements capillaires agressifs (colorations fréquentes, chaleur excessive) pendant cette période peut limiter le stress supplémentaire sur des cheveux déjà fragilisés.

Quand consulter ?

Si la chute est importante, se prolonge au-delà de plusieurs mois, ou s'accompagne d'autres symptômes inquiétants, une consultation chez un médecin ou un dermatologue permet d'écarter d'autres causes possibles et d'évaluer si un accompagnement complémentaire est nécessaire.

Cet article a une vocation informative. Gaby GLP1 est un outil de suivi et ne constitue pas un site médical : il ne délivre ni diagnostic, ni conseil médical personnalisé, et ne remplace en aucun cas l'avis de votre médecin, dermatologue ou pharmacien. En cas de perte de cheveux importante ou persistante, consultez un professionnel de santé.

← Tous les articles Actualités GLP-1